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      3. Loi N° 2020-35 du 06 janv. 2021 modifiant la loi n° 2017-20 du 20 avril 2018 portant code du numérique en République du Bénin

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      Dernière mise à jour : 22/09/2026 16:25

      - (Article 21) Obligations des opérateurs. Les opérateurs de communication électronique doivent assurer l’accessibilité, la transparence des services, annoncer à l’avance toute interruption et mettre en place un système efficace de traitement des réclamations, garantissant ainsi une meilleure expérience utilisateur.

      - (Article 22) Droit à la fourniture du service. Tout utilisateur a droit à un accès aux services de communication électronique, sauf exceptions prévues, ce qui assure une certaine universalité et équité dans l’accès aux technologies.

      - (Article 23) Transparence tarifaire. Les opérateurs doivent publier clairement leurs tarifs et conditions contractuelles, protégeant ainsi les utilisateurs contre les pratiques commerciales opaques ou abusives.

      - (Article 24) Validation des contrats types. Les contrats proposés aux utilisateurs doivent être soumis à l’Autorité de régulation pour validation, assurant une protection juridique contre les clauses abusives.

      - (Article 33) Protection des données personnelles. Les opérateurs doivent sécuriser, anonymiser ou effacer les données techniques collectées, sauf exceptions légales, garantissant ainsi la confidentialité et la protection des données personnelles des utilisateurs.

      - (Article 441) Droit de rectification et suppression des données. Les utilisateurs ont le droit de demander la correction ou la suppression de leurs données personnelles inexactes ou obsolètes, ce qui leur donne un contrôle effectif sur leurs informations.



      Image de couverture pour Loi N° 2020-35 du 06 janv. 2021 modifiant la loi n° 2017-20 du 20 avril 2018 portant code du numérique en République du Bénin

      Cette loi est un pas significatif vers la modernisation du cadre juridique du Bénin, pour répondre aux évolutions rapides du secteur numérique. Elle place le Bénin parmi les pays d'Afrique de l'Ouest qui prennent des mesures pour sécuriser l'économie numérique et protéger les utilisateurs.

      Elle intervient après deux ans d’application du code initial et vise principalement à ajuster la structure et certaines autorités régulatrices en clarifiant les responsabilités ministérielles dans le secteur des communications électroniques.

      Cette loi est une mesure de rationalisation et de simplification institutionnelle qui renforce la gouvernance dans le secteur numérique tout en maintenant la continuité et la cohérence du cadre législatif en République du Bénin.

      (6)

      Loi N° 2022-29 du 20 déc. 2022 relative au crédit-bail en République du Bénin

      - Encadrement des conditions de contrat, les obligations des parties impliquées, et les modalités de transfert de propriété.

      - Définition claire du crédit-bail et création d’un cadre juridique spécifique pour ce type de financement, des droits et les responsabilités des parties impliquées.

      - Précision des modalités de rédaction, d’exécution, et de résiliation des contrats de crédit-bail, y compris les conditions de location, les paiements, et les options d’achat.

      - Clarification des obligations des parties prenantes, notamment celles du crédit-bailleur (propriétaire du bien) et du crédit-preneur (locataire), en matière de maintenance, d'assurance et de paiement.

      - Encadrement du processus de transfert de propriété du bien à la fin du contrat, si le crédit-preneur exerce son option d’achat.

      - Elle vise à protéger les intérêts des parties, en garantissant des conditions contractuelles équitables et en prévoyant des recours en cas de litige. Cela contribue à la confiance et à la transparence dans les transactions de crédit-bail.

      - La loi facilite l'accès au financement pour les entreprises, en leur permettant de financer des biens d'équipement sans avoir à les acheter immédiatement.

      - La réglementation du crédit-bail peut influencer les pratiques du marché financier, en encourageant une meilleure gestion des contrats et en renforçant la stabilité du secteur.

      - En offrant des options d'achat et des modalités flexibles, la loi permet aux entreprises de mieux gérer leurs besoins en équipement et en infrastructure, en tenant compte des évolutions économiques et technologiques.

      - La loi prévoit des mécanismes pour résoudre les conflits qui peuvent surgir dans le cadre des contrats de crédit-bail, facilitant ainsi la résolution des différends et la continuation des opérations commerciales.

      - (Article 3) Biens exclus du crédit-bail. Les produits périssables, valeurs mobilières, monnaie, ressources stratégiques et droits d’auteur sont exclus du crédit-bail, ce qui sécurise les opérations en fixant des limites claires à la nature des biens concernés.

      - (Article 15 à 20) Garanties et privilèges du crédit-bailleur. Le crédit-bailleur bénéficie d’un privilège général et d’un droit de préférence sur les biens du crédit-preneur, garantissant la sécurité du financement et la priorité dans le recouvrement en cas de défaillance.

      - (Article 31) Dispositions spécifiques au crédit-bail immobilier. Plusieurs options telles que l’achat et location d’un immeuble, le financement des constructions sur terrain existant ou à construire, avec un contrat devant être signé par acte authentique et enregistré au livre foncier pour sécuriser les parties

      - En outre, les contrats de crédit-bail mobilier doivent désormais être inscrits au Registre du Commerce et du Crédit Mobilier (RCCM), ce qui renforce la visibilité et la sécurité juridique des opérations. La loi intègre le crédit-bail conforme aux principes de la finance islamique, élargissant les possibilités de financement adaptées aux besoins spécifiques des acteurs économiques.

      Qu'est-ce que le crédit-bail et comment fonctionne-t-il ?

      Le crédit-bail, ou leasing, est un contrat par lequel une entreprise (le crédit-bailleur) loue à une autre (le crédit-preneur) un bien mobilier ou immobilier pour une durée déterminée contre des loyers périodiques.

      A la fin du contrat, le crédit-preneur peut exercer une option d’achat ou restituer le bien. La loi précise que le contrat doit contenir certaines mentions obligatoires pour être valable.

      Comparé à un prêt bancaire classique, quels sont les avantages pour les PME ?

      Le crédit-bail est particulièrement adapté aux petites et moyennes entreprises (PME) qui ont souvent des difficultés à fournir des garanties pour un crédit bancaire classique. Il leur permet d’accéder à des biens nécessaires à leur activité sans immobiliser de lourdes garanties, tout en facilitant la gestion financière. La loi facilite l’accès à ce type de financement pour encourager le développement des PME.

      Quels biens peuvent être financés par le crédit-bail selon la loi ?


      Les biens éligibles au crédit-bail sont essentiellement les biens mobiliers (équipements, machines, véhicules) et immobiliers (bureaux, locaux industriels), sauf ceux expressément exclus par la loi, tels que les produits consommables ou périssables, les actions, obligations, valeurs financières ou boursières, la monnaie et ressources naturelles, les titres d’Etat et droits d’auteur ou propriété intellectuelle.

      Quelles informations doit contenir le contrat de crédit-bail pour qu'il soit valable ?

      Le contrat doit comporter notamment la description précise du bien financé, la durée du contrat, le montant et la périodicité des loyers, les modalités de paiement, la possibilité ou non d’option d’achat à la fin du contrat, les clauses de résiliation, de rupture et de responsabilité.

      Que se passe-t-il si l'entreprise ne parvient plus à payer les loyers ?


      En cas de défaut de paiement, la loi prévoit que le crédit-bail peut être résilié. Le crédit-bailleur peut alors saisir le bien financé, selon les modalités prévues dans le contrat, et l’entreprise peut faire face à des sanctions civiles ou pénales si elle ne respecte pas ses engagements. La loi prévoit également des voies de recours pour les deux parties.

      Cette loi encadre l’activité de crédit-bail (couramment dénommé le leasi

      Important

      Tout le contenu est fourni à titre purement informatif et peut ne pas refléter les évolutions juridiques et réglementaires les plus récentes. Tous les résumés des lois et règlements sont susceptibles d’être modifiés.

      Le contenu ne saurait en aucun cas être considéré comme un conseil juridique personnalisé ni se substituer à l’accompagnement d’un professionnel du droit.

      Chaque situation étant spécifique, il est vivement recommandé de solliciter l’avis d’un avocat ou d’un juriste qualifié avant de prendre ou de s’abstenir de prendre toute décision sur la base du contenu mis à disposition sur la plateforme.

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